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CONSÉQUENCES PSYCHO-TRAUMATIQUES

 

Si vous avez subi ou si vous subissez des violences:

Et si votre mal-être était lié à des violences subies ?

Les violences ont de graves conséquences sur votre santé, sur votre intégrité physique et psychique.

Les maltraitances, les violences familiales, conjugales, sexuelles, psychologiques, au travail, NE SONT PAS UNE FATALITÉ, ce sont des infractions que la loi réprime et qu’une société sexiste et inégalitaire rend possibles, contre lesquelles nous pouvons toutes et tous lutter et dont on peut traiter les conséquences sur la santé.

 

 

 

 

Les conséquences des violences

 

Les psycho-traumatismes

Comme la grande majorité des personnes victimes de violences, vous pouvez vous sentir particulièrement seul(e) et :

– être dans une très grande souffrance psychique et physique, en proie à des flash-back, des pensées, des sensations et des images liées aux violences qui s’imposent à vous, à des cauchemars fréquents.

– vous sentir en état de danger permanent, hyper-vigilant(e), très anxieux(se) avec des attaques de panique soudaines qui vous terrassent, des évitements phobiques; vous sentir irritable avec des colères explosives, tendu(e), n’arrivant plus à vous projeter dans l’avenir, dépressif(ve), en retrait social, affectif, intellectuel; en échec scolaire, professionnel ; présenter des troubles de la mémoire, de la concentration et de l’attention, et aussi des troubles du sommeil, de la sexualité.

– être en prise avec des comportements et des conduites qui s’imposent à vous (compulsifs) et que vous ne comprenez pas, comme des conduites à risque, des mises en danger, des conduites agressives et/ou auto-agressives (tentatives de suicide, automutilations), des conduites addictives (alcool, drogue, tabac, médicaments, jeux, sexualité), des troubles alimentaires (anorexie et/ou boulimie).

– la vie peut être devenue pour vous un état de guerre permanente, sans espoir d’en sortir.

Il s’agit de conséquences normales sur la santé mentale de situations anormales (les violences), avec des troubles psychiques spécifiques comme l’état de stress post-traumatique.

 

 

 

 

Les mécanismes des psycho-traumatismes

 

1. La mémoire traumatique

 

Peut-être pensez-vous être “inadapté(e) à la vie”, “particulièrement fragile” ou “né(e) comme ça”, ce n’est pas le cas : tous ces symptômes et comportement s’expliquent et sont les conséquences habituelles des violences, ils sont liés à des mécanismes de violences, ils sont liés à des mécanismes de sauvegardes neurobiologiques exceptionnels connus depuis peu, mis en place par le cerveau pour échapper au risque vital que font courir les violences. Ils peuvent être traités par des professionnels de la santé spécialisés, mais sont encore rarement identifiés, dépistés, diagnostiqués et pris en charge.

Une violence insensée et à laquelle on ne peut pas échapper crée un stress extrême et une forte réponse émotionnelle incontrôlable qui entraîne un risque vital cardio-vasculaire et neurologique par “survoltage” (comme dans un circuit électrique). Pour arrêter ce risque fonctionnel, le circuit neuronal “disjoncte” automatiquement grâce à la sécrétion de drogues dures sécrétées par le cerveau (endorphines à hautes doses et drogues “kétamines-like”).

Cette déconnexion “éteint” le stress extrême et entraîne une anesthésie psychique et physique, un état dissociatif (conscience altérée, dépersonnalisation, être spectateur de soi-même) et des troubles de la mémoire : des amnésies et surtout une mémoire traumatique émotionnelle des violences, non contrôlable, hypersensible, isolée par la déconnexion et qui n’a pas été intégrer “dans le disque dur du cerveau”. C’est une véritable bombe à retardement, prête à “exploser” à l’occasion de toute situation rappelant les violences, en redéclenchant les mêmes scènes, la même terreur, la même détresse, les mêmes sensations, de façon incompréhensible quand on ne connaît pas ce phénomène.

La vie devient alors un terrain miné et pour éviter de déclencher la mémoire traumatique le patient est obligé de mettre en place des conduites d’évitement. Mais quand les conduites d’évitement ne suffisent plus, souvent seules des conduites dissociatives dont on a soi-même fait l’expérience de leur efficacité peuvent calmer l’état de détresse.

 

2- Les conduites dissociatives

 

Il s’agit de redéclencher la disjonction du circuit émotionnel en augmentant le niveau de stress (par des conduites agressives et/ou auto-agressives, des conduites à risques, dangereuses, des conduites addictives) ce qui va entraîner une anesthésie affective et physique, une dissociation et pour calmer l’angoisse, mais va recharger et aggraver encore plus la mémoire traumatique et créer une dépendance aux drogues sécrétées par le cerveau.

Ces conduites dissociatives qui s’imposent sont paradoxales et déroutantes à la fois pour les personnes victimes de violences et pour les professionnels qui s’en occupent (quand ils n’ont pas été formés pour les reconnaître). Elles sont responsables de sentiments de culpabilité et d’une vulnérabilité accrue face aux agresseurs, lesquels par expérience connaissent bien ces phénomènes dont ils profitent pour assurer leur emprise sur des victimes et les instrumentaliser pour leur confort personnel.

Les violences ont un impact catastrophique sur la santé. Une prise en charge médicales spécialisée et psychothérapique permet de relier les symptômes psycho-traumatiques aux violences, d’en comprendre les mécanismes, de les contrôler, et d’y échapper.

Les conséquences sur votre santé physique:

En plus des lésions traumatiques directes liées aux violences physiques, les conséquences du stress peuvent-être :

– très souvent une fatigue intense, des douleurs chroniques, des céphalées (maux de tête), des dorsolombalgies (mal de dos).

– des troubles digestifs, gynécologiques et génito-urinaires, endocriniens, immunitaires, allergiques, ORL, dermatologiques.

– des troubles cardio-vasculaires, palpitations, hypertension artérielle, atteinte coronaire, et aussi diabète, affections pulmonaires, ou neurologiques.

 

D’après les travaux du Dr Muriel Salmona disponibles sur www.memoiretraumatique.org
Édition de novembre 2009

Les conséquences des violences

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