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Depuis de nombreuses années, une attention particulière est portée aux victimes directes des violences conjugales : création de foyers d’hébergement, évolution de la législation… Cependant les enfants ont souvent été les victimes oubliées.

Or, les enfants sont également marqués par les scènes qui peuvent se dérouler chez eux, notamment dans les situations de violences conjugales. Les enfants exposés aux violences conjugales voient, entendent des scènes qui vont de la violence verbale à l’agression sexuelle ou physique. Même s’ils se trouvent à l’étage ou au lit où ils essaient de s’endormir, ils imaginent la scène en train de se dérouler.

Ils peuvent également constater les résultats de la violence.

Qu’il y ait de la violence physique ou pas, il règne toujours une atmosphère de crainte, d’anxiété, de colère et de tension au foyer.

⇒L’état actuel des connaissances ne laisse plus aucun doute sur l’impact de la violence conjugale sur le développement physique et psychique des enfants, variable selon le degré d’exposition, l’âge et le sexe de l’enfant.

De telles expériences créent fréquemment de graves traumatismes chez les enfants et les adolescents, et entraînent de sérieuses difficultés sur les plans affectifs, cognitifs et comportementaux.

L’effet de l’exposition à la violence marque parfois ces enfants jusque dans leur vie d’adulte, et engendre un certain nombre de problème à long terme tels que des relations de violence avec autrui par exemple.

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Le monde du silence

 

⇒Le secret est bien gardé au sein de la famille, et fréquemment imposé, de telle sorte  que souvent la violence n’est pas connue en dehors du cercle familial.

Le secret imprègne la famille de manière explicite ou implicite.

On apprend aux enfants à ne pas en parler (souvent sans qu’il soit nécessaire de le leur demander, les enfants intègrent qu’ils ne doivent pas divulguer ce qui se passe à la maison), et parfois on les menace de punitions s’ils disent quelque chose.

Certaines familles déménagent chaque fois qu’il est probable que la violence soit découverte, alors que d’autres vivent dans le même quartier pendant des années, sans qu’aucun membre de la collectivité n’intervienne pour aider les victimes.

⇒Les différents professionnels intervenants confrontés aux enfants exposés aux violences conjugales et à leur famille sont souvent démunis face à ce type de situation. Ils s’interrogent sur leur rôle, notamment en matière de prévention et d’action.

Dans de nombreux cas de violences conjugales,les enfants victimes de cette situation demeurent les victimes ignorées, parce que les problèmes sont mal diagnostiqués, le traumatisme et le préjudice psychologique qu’ils subissent ne sont pas compris ou sont minimisés.

Par ailleurs, ne sachant pas de quelle manière intervenir, certains professionnels estiment qu’il s’agit d’un problème qui doit être réglé par « quelqu’un d’autre », voire mettent en œuvre des mécanismes de déni.

 

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Le sort de ces enfants mérite une attention spéciale

Envahis par ce qu’ils vivent, les parents risquent de répondre de manière plaquée, inadaptée, décalée aux besoins de l’enfant, ce qui génère des souffrances. « J’ai la tête envahie (par la honte, l’humiliation, ou par la colère, la rage), l’émotion m’aveugle et déforme la perception que j’ai de mon enfant ».

Le parent victime de violences conjugales voit son énergie recentrée sur lui-même pour survivre. Ce parent passe progressivement d’un contexte de vie à un contexte de survie. La victime ne peut s’empêcher de vouloir changer, soigner son conjoint. La peur empêche de réfléchir. Illustration : la victime se sent déconsidérée, mauvaise, nulle, elle est épuisée. Question incessante : suis-je une bonne mère ?

Le parent agresseur débordé par la colère et la rage, envahi par le besoin de démontrer qu’il est le plus fort et que c’est lui qui commande, est lui aussi aveugle. Il est dépendant de sa violence.

Souvent les enfants ne manquent pas de choses matérielles. Ils peuvent par exemple manquer beaucoup de l’entrain de leur mère ou de leur père qui joue de moins en moins avec eux.

Il arrive fréquemment que les enfants et des adolescents révèlent un certain nombre d’indices par leurs symptômes et leurs comportements.

 

Comment l’enfant souffre t-il de ce contexte familial de vie ?

 

L’enfant aussi ressent de la peur et de nombreux autres sentiments : peur que maman meure, que maman parte, colère vis-à-vis de papa, parfois de la haine, l’envie qu’il meure, de le frapper, de le tuer… Peur de mourir. La honte. L’incompréhension mais aussi l’amour envers ses parents.

Isolement, replis sur soi, colère. Quand je suis à l’école, je pense à ce qui se passe à la maison… Comment alors écouter le maître ? Je n’arrive pas à m’endormir, je n’ai pas faim…

Peur importante de l’enfant face aux répétition de la violence (par exemple lors du retour au domicile du parent agresseur, la porte claque…).

Combien cela peut être difficile d’en parler à maman…

La famille se referme progressivement sur elle-même. Tout le monde (parent et enfant) a honte.

La famille va devoir « s’adapter »  un système stressant différent de celui des autres familles, avec comme conséquences : culpabilité, souffrance, troubles de santé, dégâts dans la famille.

C’est incompréhensible : à la maison, on pourrait se croire en sécurité alors que c’est là justement qu’on est en danger !

 

 rond-logoParoles d’adultes

Eric 45 ans

Je lui ai mis les mains à la gorge, elle pleurait, j’ai continué à gueuler. Les enfants ont entendus. Quentin (13 ans) mon fils est parti dans la cuisine pour pleurer. Le soir quand je suis allé pour l’embrasser, il m’a dit : « non, je ne t’aime pas.

Christine (39 ans) se rappelle quand elle était enfant

Je me faisais toute petite, silencieuse, j’avais tellement peur, aujourd’hui je me sens coupable de ne pas être intervenu

 

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