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VOUS PENSEZ L’AIMER ET POURTANT VOUS ÊTES VIOLENT

Il vous arrive d’agir de la violence, ne restez pas seul. Osez en parler, vous pouvez changer

La violence conjugale est punie par la loi

La loi n° 92-683 du 22 juillet 1992, portant réforme des dispositions du Code Pénal, mentionne que la qualité de conjoint ou concubin de la victime constitue une circonstance aggravante des « atteintes volontaires à la personne ». Même s’ils n’ont entraîné aucune incapacité totale de travail (ITT), ces faits de violence sont constitutifs d’un délit, donc passibles du tribunal correctionnel.

Pour plus d’information, consultez le site de la Fédération Nationale des Associations et Centres pour auteurs de Violences (FNACAV).

Travail avec les auteurs de violences conjugales en Europe

www.work-with-perpetrators.eu/fr/index.php

 

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Lectures de la violence conjugale

Pour analyser les phénomènes de violences, plusieurs approches sont utiles :

1/ Tout d’abord une lecture de type sociologique. La violence au sein du couple constitue un phénomène social complexe qui a plusieurs causes et plusieurs formes. Dans une immense majorité des cas, elle est le fait d’un homme envers une femme. Elle s’enracine dans les rapports sociaux de sexe. « Les processus sociaux de construction de la masculinité et de la féminité préparent les comportements qui peuvent conduire à la violence conjugale ». (L. Gillioz, J. De Puy, V. Ducret : « domination et violence envers la femme dans le couple » 1997).

Les auteurs de violences conjugales et leurs victimes ont intégré les schémas de pensée dominants sur les relations hommes-femmes et sont issus de tout milieu socio-économique, de tout groupe ethnique.

2/ La deuxième lecture relève d’une approche psychologique. Elle souligne les fragilités et les troubles de la personnalité présents chez le partenaire violent.

On ne se situe dans ce cas ni dans la maladie mentale, ni bien sûr dans la normalité harmonique, ni dans la simple fragilité névrotique d’une personnalité anxieuse inhibée. Mais on trouve très souvent des traits dysharmoniques dans ces profils, même si leur intensité ne s’inscrit pas toujours à un niveau psychopathologique.

3/ Enfin il existe une troisième lecture psycho-criminologique dans le cas de personnalités pour lesquelles la vie en couple constitue une situation à risque. Pour certains, la vie commune, avec l’intimité qu’elle suppose, est un défi du fait de l’immaturité de l’un des partenaires, voire de son égocentrisme, ce qui peut alors dépasser ses capacités de maîtrise.

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Profils d’hommes violents :

Il faut noter au préalable que les auteurs de violences ont des profils très différents, qu’ils peuvent perpétrer des violences ponctuelles ou répétitives et que donc le risque de répétition extrêmement variable d’un sujet à l’autre.

Sur le plan clinique, on peut distinguer schématiquement trois profils :

  • Le premier, à tonalité immaturo-névrotique dans le spectre de la normalité,
  • le second, celui d’un sujet mal structuré avec des fragilités diverses : instabilité, agressivité, aspect dysharmonique du caractère, problématique de jalousie ou de peur de la perte,
  • enfin un troisième profil de personnalité particulièrement problématique avec un égocentrisme très marqué et une dimension paranoïaque et mégalomaniaque.

1/ Le premier profil est celui d’un sujet immature, parfois dans le spectre de la normale, où la composante de domination masculine sur les femmes peut être présente.

Ces sujets sont relativement ouverts et peuvent reconnaître nombre d’éléments et même souffrir d’une certaine manière de ce qu’ils ont fait. Ils peuvent parfois être sensibles au regard et au jugement de leur compagne ou à celui de leurs enfants. On peut considérer qu’il s’agit d’un groupe minoritaire (autour de 20%) avec un suivi assez facile car les sujets sont presque demandeurs et peuvent, à notre sens, relever d’une pratique psychothérapique individuelle classique.

2/ Le deuxième profil, celui qui concerne la grande masse des sujets violents, concerne des sujets égocentrés présentant de multiples failles, de multiples problématiques.

Leur attitude face aux faits est également caractéristique car souvent ils les banalisent ou les minimisent. Ils apparaissent dans un premier temps plus préoccupés des conséquences pour eux-mêmes que du ressenti de leur compagne.

Leur immaturité est fortement connotée d’égocentrisme avec un mouvement défensif privilégié, une difficulté d’autocritique, une difficulté à exprimer leurs émotions, à les verbaliser. A notre sens, dans cette hypothèse, les techniques de groupe sont à privilégier, car elles permettent tout simplement à ceux qui sont le moins autocritiques d’écouter ceux qui sont le plus engagés dans une réflexion authentique émotionnelle les concernant. La prise en charge individuelles de ces sujets souvent sur la défensive, fluctuant dans leur positionnement, est difficile.

3/ Enfin, le troisième groupe est celui de personnalités fortement problématiques.

La violence s’inscrit ici dans une conflictualité quotidienne. L’auteur est aux prises avec des difficultés majeures pour vivre sa vie de façon autonome, tant la pression est présente dans le relationnel du quotidien.

On reconnaîtra ici les dynamiques paranoïaques ou les aspects mégalomaniaques, privilégiant l’emprise dans leur approche de l’autre.

Il est bien évident que, dans ce troisième groupe, il est important de rendre compte de ce profil à la femme victime dans la mesure où cela peut l’amener à accélérer une décision de séparation.

En pratique, on peut intégrer un ou deux auteurs présentant ce type de profil dans des groupes de prise en charge collective.

L’évaluation peut également se centrer sur deux autres axes;

  • celui de la dangerosité potentielle et d’une probabilité de récidive, même si l’indice de paranoïa, de mégalomanie, l’impulsivité, ou l’appont exotoxique en sont de bons indicateurs.
  • l’attitude du sujet face à la proposition de suivi, lequel peut être soit demandeur, soit acceptant, soit réticent voire opposant, ces trois réalités psychologiques devant être travaillées de façon différente.

Auteurs de violences au sein du couple, prise en charge et prévention

Mars 2006, Groupe de travail animé par le Dr Roland COUTANCEAU

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